La rapporteuse spéciale de l’ONU sur les formes contemporaines d’esclavage dresse un tableau sombre de la situation des enfants en domesticité en Haïti
Le senateur Anacacis se déclare surpris de l'annonce du lancement de la deuxième phase de la "privatisation de la téléco
Nouvelles du 8 juin 2009
Libération
de 8 des étudiants arrêtés lors des violentes manifestation de la
semaine dernière: les étudiants pressent les autorités de
remettre tous leurs collègies en liberté et promettent de pousuivre
leur mouvement pour l'amélioration des conditions de vie de la classe
ouvrière
Port-au-Prince, le 8 juin 2009 – (AHP)- Les
autorités judiciaires ont procédé ce lundi à l’élargissement de 8 d'un
groupe d'une vingtaine d'étudiants arrêtés jeudi et vendredi
derniers à l’occasion de manifestations de rue, pour réclamer la
promulgation de la nouvelle loi sur le salaire minimum fixé
à 200 gourdes et une meilleure qualité de l’enseignement à
l’Université en Haïti.
Les étudiants incarcérés sont accusés
d'implication dans des operations de casse, d'incendie de
vehicules et d'autres actes de violence. Mais leurs collègues ont
plutôt accusé les autorites d'avoir envoyé des agents de la police
nationale, avec le suport MINUSTAH, tirer sur eux, les malmener et les
intoxiquer à coups de gaz lacrymogène. Plusieurs etudiants ont en
effet ete blessés dont au moins 1 par balles. Un enfant de rue a
egalement été blessé par balle
L’avocat des étudiants, Me
Aviol Fleurant, tout en se félicitant des liberations obtenues, a
promis de continuer à se battre pour l'elargissment de tous les autres
jeunes.
Il s'agit entre autres d'étudiants d'universités privées
et de licéens que les autorités accusent d'avoir eu en leur
possesion des armes blanches au moment de leur arrestation,
a-t-il dit.
Des étudiants de plusieurs facultés ont accusé
lundi les autorités d'exercer des pressions psychlogiques
sur leurs collègues encore en detention et les pressent de les remettre
en liberté dans l'immédiat, tout en renouvelant leur decison d'aller
jusqu'au bout dans le mouvement lancé pour obtenir de meilleures
conditions de vie pour la classe ouvrière.
Ils ont accusé le chef de l'Etat de profiter et d'abuser de la présence de la MINUSTAH pour les narguer.
Les
etudiants de l'Université privée Leconte ont rejoint le
mouvement ce lundi en erigeant des barricades enflammées.
Le
président de la commission/Justice et Sécurité publique du sénat de la
république, Youri Latortue, a de son côté dénoncé le manque de volonté
du parquet du tribunal civil de Port-au-Prince pour traiter avec
célérité le dossier des étudiants.
Dénonçant ce qu'il appelle un
abus d’autorité Youri latortue a exprimé le souhait que le parquet
prenne conscience de la fragilité de situation et fasse le nécessaire
pour résoudre ce problème.
Les manifestations de rues
constituent toujours le dernier recours, mais l'absence de
rsponsabilite de la part des autorites a permis d'en ariver à cette
étape, a deploré le président de la commission/Justice du senat.
Le
sénateur Evalière Beauplan a de son côté appelé les autorités
concernées a entamer un dialogue franc avec étudiants en vue de
chercher à satisfaire leurs revendications et résoudre les problèmes
qui les ont pousses dans la rue.
Les revendications des
étudiants sont justes, mais ils sont capables de comprendre et de
dialoguer, les autorités doivent éviter de recourir à repression, a
souligné M. Beauplan, faisant savoir que c’est une grave erreur de
répondre à la violence par la violence, a-t-il encore fait remarquer.
Evalière
Beauplan, a egalement insiste sur le fait que l'ampleur de la
situation dépasse pour l’instant la compétence des autorités de
l’université d'Etat et devrait par conséquent être pris en main par le
président René Préval lui-même.
Des parlementaires
s'attendaient à ce que le chef de l'Eat fasse lundi objection à
la loi sur le salaire minimum à l'écheance du délai qui lui est
imparti. En effet, lors d'une rencontre vendredi avec une délégation de
parlementaires, qui a accouché d'une souris, le chef de l'Etat s'etait
montré favorable à une coupe dans les 200 gourdes (un peu moins
de 5 dollars américains) votées dans le cadre du nouveau salaire
minimum jounalier pour les ouvriers des factories.
René Préval
s'est fait l'écho des craintes exprimées par les industriels, de perte
de 50% des 25.000 petits emplois pourvus dans le secteur du
textile.
Le chef du gouvernement haïtien appelle tous les secteurs à conjuguer leurs efforts en vue chercher à changer les conditions de vie infra-humaines de la population: le president de l'assemblée nationale réclame des mesures d'urgence pour éviter l'irréversiblité d'une situation déjà fragile
Port-au-Prince, le 8 juin 2009 – (AHP)- La
première ministre Michèle Duvivier Pierre Louis, a fait savoir lundi
que tout etait urgent en haïti et appelé tous les secteurs s à
conjuguer leurs efforts en vue chercher à changer les conditions de vie
infra-humaines dans lesquelles évolue la population.
Mme
Pierre Louis s’exprimait à l’occasion de
l’ouverture en asemblée nationale de la dernière
session parlementaire 2009.
Elle
a indiqué que partout dans le pays, des interventions sont vitales au
niveau des établissements scolaires, des infrastructures routières, des
centres de santé, des secteurs eau potable, travaux
d’assainissement, espaces de loisir, a fait savoir le chef du
gouvernement.
Haïti peut être reconstruite si chaque haïtienne
et chaque haïtien accepte de prendre le chemin du dialogue et de
l’unité au lieu de celui de la division et de la violence, a souligné
Michèle Pierre-Louis, réitérant la volonté de son gouvernement
d'assumer ses responsabilités et appelant les parlementaires à en faire
autant.
Le président du sénat, Kély Bastien, a de son côté,
attiré l’attention des sénateurs et des deputés sur la nécessité
d’organisation des séances et des travaux en commissions pour finaliser
des projets et propositions de lois et les voter afin que l’agenda
législatif puisse être épuisé complètement.
En ce sens, le
gouvernement est contraint de respecter ses engagements notamment avec
le depot du budget 2009-2010 avant l'echeance du 30 juin et du
projet d’amendement de la constitution de 1987 qui doit être voté au
cours de la prsente session législative, a estimé Kély
Bastien.
La loi de finance 2008/2009 a été votée seulement la
semaine dernière avec un retard de 8 mois, alors que plus de 50% du
budget de 80 miliards de gourdes avait dejà été depensé.
Selon
le president de l'assemblée nationale, des mesures devront être
également adoptéees par les autorités gouvernementales en vue de
l’amélioration des conditions de vie de la population pour éviter
a-t-il dit, que la presente situation déjà fragile ne devienne
irréversible.
Il en a profité pour faire savoir que la loi sur
le salaire minimum est une des lois sociales parmi d’autres dont
le parlement a l’initiative. Il a cité en exemple la loi sur la
régulation des frais scolaires revisés à la hausse tous les ans.
La loi sur la salaire minimum aurait déjà dû être
une plaie bandée, pour permettre de penser à
l’environnement, aux logements sociaux, à l’université et au sport qui
constitutuent un ensembles d’autres plaies à bander, a expliqué le
sénateur.
Port-au-Prince, le 8 juin 2009 – (AHP)- Les
activités sont au point mort à travers le pays 2 semaines après le
lancement de la campagne électorale pour le second tour des
sénatoriales fixé au 21 juin.
Il n'y a aucun intérêt pour ces
élections malgré le recours du CEP aux organisations de femmes pour
tenter d'éviter la repétition de la journée boudée du 19 avril. C'est
le constat dressé par des reporters et des correspondants de
presse dans différentes régions du pays.
Les seules activités
connues ces dernièrs jours, ce sont les affrontements à coups de
pierres et de tessons de bouteilles enregistrés presque tous les soirs
dans plusieurs communes de la Grande-Anse (sud-ouest) dont Moron, entre
partisans du candidat de la plateforme presidentielle l'espoir et
ceux du candidat de la Fusion des sociaux démocrates.
Plusieurs
personnes sont sorties blessées de ces affrontements, a rapporté lundi
le correspondant de Radio Solidarité dans cette région.
Le
senateur Nènèl Cassy du parti prsidentiel L'Espoir, a fait savoir le 2è
tour sera à coup sûr une nouvelle déception pour le
gouvernement.. Il est clair pour tout le monde qu'il n'y a aucun
engouement pour cs joutes dans mon département (Les Nippes), a souligne
M. Cassy
Le
sénateur Evallière Beauplan a réitéré pour sa part, sa détermination à
ne pas valider les futurs élus des sénatoriales partielles.
Il a
dit ne pas comprendre pourquoi le président René Préval s'obstine
à ne pas vouloir tirer des leçons de ce qui s’était passé en 2001,
lorsque 7 sénateurs avaient éte obligés de démissionner, en raison
de contestations.
"Il n’y a pas eu de premier tour le 19 avril,
les futurs élus ne seront jamais validés", a-t-il lancé, appelant
les conseillers électoraux et les autorités gouvernementales à se
garder de lancer le pays dans une nouvelle aventure.
Mais le
sénateur du Sud-Est, Joseph Lambert, (l'Espoir) dont le frère a été
retenu pour le 2è tour, a déclaré ne pas accorder trop
d’importance aux déclarations de collègues autour du dossier de
validation..
Joseph Lambert appelle les autorités
gouvernementales et les memberes du CEP à assumer pleinement leurs
responsabilités sur cette question, sans toutefois préciser de quelle
façon.
Port-au-Prince, le 8 juin 2009 – (AHP)- Le
gouverneur de la Banque de la République d’Haïti (BRH), Charles Castel,
a informé lundi que le processus de modernisation de la Téléco est
entré dans sa 2è phase par le lancement le 8 juin, du mémorandum
d’information aux opérateurs stratégiques du secteur.
Selon
une note d’information signée par le gouverneur, ce mémorandum invite
des entités privées à participer à un appel d’offres relatif au projet
de modernisation de la Téléco.
Le projet poursuit trois
objectifs, la capitalisation et la restructuration de la Téléco par un
partenariat avec un opérateur ayant la capacité technique et financière
requise pour fournir de façon competitive des services de telephone
fixe, de télephone mobile, d’internet haut debit et de location de
capacité haut debit, ’amélioration de l’accès et la qualité des
services de télécommunations au benéfice de la population haïtienne et
le rétablissement de la compétivité et la rentabilité de la Téléco,
indique la note.
Le gouverneur indique encore que l’appel
d’offres international sera régi par les principes de transparence et
d’équité, dans l’esprit des dispositions de la loi de modernisation des
enterprises publiques (1996) et s’inspirant des succès haïtiens en la
matière que sont la Minoterie et la Cimenterie
La Banque de la
République d’Haïti a donné au conseil de Modernisation des Entreprises
Publiques (CMEP)le mandat de mettre en oeuvre le projet. Elle a
également retenu la International Finance Corporation (IFC) filiale de
la Banque Mondiale, comme conseiller technique et financier.
La
note informe enfin que les etudes techniques, commerciales,
financières, légales et contractuelles ont demontré que le projet
présente une opportunité d’investissement attractive en meme temps
qu’un moyen de dynamiser davantage le secteur des telecommunications en
Haïti.
Nouvelles du 7 juin 2009
Premier décès de grippe en République dominicaine, 66 cas avérés au total: Les
ministres haïtien et dominicain de la santé se réunissent ce lundi
à la frontière de Malpasse/Jimani autour du dossier
Nouvelles du 5 juin 2009
Vouloir occulter l'action du père Jean-Juste, partie perdue d'avance
Nouvelles du 4 juin 2009
Port-au-Prince, le 27 mai 2009 – (AHP)- Le
recteur de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH), Jean Vernet Henry, a
demandé mercredi aux étudiants de la faculté de médecine et de
pharmacie (FMP) de retourner dans leurs salle de classes pour favoriser
unje sortie de crise par le dialogue et la concertation.
Les
activités sont totalement paralysées dans cette faculté depuis près
d'un mois par un mouvement de protestation des etudiants qui réclament
le départ des membres du décanat et la réhabilitation d'un
ensemble de cours enlevés du cursus de la faculte. Ce mouvement de
protestation a donné lieu à plusieurs incidents entre policiers et
etudiants dont l'un a été blessés mardi par une balle en caoutchouc
Selon
le recteur Henry, la reprise des activités est le seul moyen de trouver
une solution au problème et sauver l’année académique. Cette
proposition trouve dejà, a-t-il ditr, l’adhésion du décanat de la
FMP et de 77 professeurs de l’UEH.
Le
doyen de la faculté de Médecine, le Dr Gladys Prosper, a pour sa
part estimé illégal et inacceptable le mouvement des étudiants
qui paralyse également les activités administratives.
C’est
un espace public qui ne doit en aucun cas être occupé et dont l'accès
ne peut être interdit, a indiqué le Dr Prosper, invitant les
étudiants à mener leur mouvement en salle de classe.
De son
côté, le responsable en chef du département de médecine de la
faculté, le Dr Rodolph Marlbranche, a lié ce mouvement à une campagne
de désinformations initiée par l’étudiant Martial Bénêche.
Selon
Dr Marlbranche, Martial Bénêche a lancé ce mouvement suite à une
altercation le 26 février avec les responsables de la section de
Pédiatrie, et au refus du vice-doyen de la faculté de débloquer
des fonds en vue de la célébration de la fête du drapeau, à la faculté
de Médecine.
Dr Marlbranche en a profité pour faire savoir qu’il
n’a jamais été question de supprimer des cours du cursus de la faculté
de Médecine
Pour sa part, le vice-recteur aux affaires
académiques de lUEH, Wilson Laleau, a dit reconnaitre que Presque
toutes les entités de l'Université d’Etat font face à un problème
cuisant de ressources humaines et que seule une politique d’Etat
peut aider à le juguler.
Et
le vice-recteur à la recherche , Fritz Deshommes a estimé pour sa
part que ce serait un coup dur pour la faculté de médecine de renvoyer
le décanat.
Les
membres du décanat de la faculté de médecine fournissent un travail
impeccable et les renvoyer à la demande d’un groupe d’étudiants
suffirait pour empêcher tout professeur sérieux et compétent d'intégrer
cette entité, a lancé Fritz Deshommes.
Le Ministère de l’Agriculture acquiert 500 pompes d’irrigation pour permettre aux planteurs d’augmenter la capacité d’arrosage de leurs terres
Port-au-Prince, le 27 mai 2009 – (AHP) – Le
Ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du
Développement Rural (MARNDR) vient de faire l’acquisition de 500 pompes
d’irrigation en vue de permettre aux planteurs d’augmenter la capacité
d’arrosage de leurs terres, dans le cadre du processus de modernisation du système de production agricole.
Le
titulaire du MARNDR, Joanas Gué a fait savoir que la moitié de ces
pompes d’arrosage est actuellement disponible au ministère.
Elles
seront distribuées dans des zones prioritaires en vue de valoriser la
potentialité des terres, a precise le minmistre, ajoutant que pour
assurer la durabilité de cet investissement, des services d’entretien
et de réparation des pompes d’irrigation seront mis en place au niveau
des centres de mécanisation agricole.
Par ailleurs, un protocole
d’accord a été signé entre le MANDR et l’Observatoire Citoyen de
l’Action des Pouvoirs Publics (OCAPP) en vue de rendre plus accessibles
des informations relatives au ministère.
Le président de
l’OCAPP, Anthony Pascal (Kompè Filo), a fait savoir que son
organisation n’entend pas jouer le rôle de porte-parole du ministère de
l’agriculture mais d'aider la société civile à avoir des informations
fiables en vue de mieux remplir sa mission de critique par rapport aux
actions du gouvernement.
De son coté, le secrétaire d’Etat à la
production animale, Michel Chancy, a indiqué que ce protocole a été
signé pour pouvoir rendre toutes les informations disponibles au
ministère, accessibles à l’OCAPP.
C'est pourquoi toutes les
informations que l’OCAPP jugeront utiles pour la population seront mise
à sa disposition de façon illimité et dans un temps indéterminé, a
promis le secretaire d'Etat.
Nouvelles du 26 mai 2009
Port-au-Prince, le 26 mai 2009 – (AHP) – Les
avocats du Barreau de Port-au-Prince ont décidé d’observer à partir de
ce 26 mai, un arrêt de travail pour protester contre
l’arrestation qu’ils jugent illégale d’un des leurs, Me Osner H. Févry.
Accusé
entre autres, de faux, usage de faux, contrefaçon de sceaux de l’Etat
et association de malfaiteurs, Me Févry arrêté depuis le 21 juin, est
actuellement incarcéré au Pénitencier National où il attend
l’ordonnance du cabinet d’instruction.
Le bâtonnier Gervais
Charles soutient que l’arrestation de M. Févry est illégale et demande
qu’il comparaisse librement au cabinet d’instruction.
« Nous
observons un arrêt de travail jusqu’à ce que le ministère de la justice
rétablisse un climat qui permette aux avocats de reprendre leurs
travaux, a déclaré Gervais Charles, plaidant en faveur de ce qu’il
appelle le respect des règles du jeu.
Le bâtonnier estime que la
réforme de la justice restera une vaine expression tant que le droit au
libre exercice de la profession ne sera pas respecté.
"Les
avocats du barreau de Port-au-Prince n’iront pas au tribunal et
l’assistance légale du barreau est également suspendue jusqu’à nouvel
ordre", a fait savoir le bâtonnier, avertissant que les autres
barreaux du pays devraient bientôt rejoindre le mouvement.
Le
commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Manès Louis, avait
indiqué mardi que, M. Willy Cadet l’un des citoyens qui avaient
porté plainte contre Me Osner H. Févry, se trouvait dans
l’impossibilité de trouver un avocat pour le représenter, il avait par
la même occasion, appelé le barreau à se pencher sur son dossier dans
le cadre de son programme d’assistance légale. Mais, M. Cadet devra,
semble-t-il, attendre un peu avant de se trouver un avocat
Le
bâtonnier de l'ordre des avocats de Port-au-Prince s’est
également entretenu mardi avec les membres de la commission
justice et sécurité du Sénat, principalement sur le dossier
Févry.
Il a, à l'occasion, redit la volonté du barreau de
Port-au-Prince de défendre l’indépendance et la liberté d’exercice de
la profession d’avocat en Haïti, soulignant que tout justiciable a
droit à une défense libre, indépendante et efficace.
Dès
mercredi, on verra tous les barreaux d’Haïti se fondre en un seul
barreau pour dénoncer l'arbitraire, a annoncé Gervais Charles, pressant
le commissaire Manès Louis de prouver la flagrance dans le dossier
Févry.
De son coté, le président de la commission justice et
sécurité publique du Sénat, Youri Latortue, a estimé qu’il n’y avait
pas lieu pour que le Parquet d'émettre un mandat d’amener contre Me
Févry.
"Le dossier aurait du être acheminé au cabinet d’instruction", a-t-il dit, rapelant que
Me Févry avait prédit, il y a environ un mois, son arrestation pour
avoir réclamé par voie de pétition des changements en
profondeur au Parquet de Port-au-Prinpce.
Le
président de la Commision justice du Sénat a informé que le
ministre de la justice sera convoqué pour débattre avec les sénateurs
de la mise sur pied du conseil du pouvoir judiciaire, mais un
autre point sera ajouté à l’ordre du jour, la question du libre
exercice de la profession avocat, a-t-il indiqué.
Les
avocats ont déclenché leur mouvement de solidarité avec
leur confrère Osner H. Févry pendant que de nombreux citoyens
croupissent depuis des années en prison pour des motifs politiques sans
avoir été déférés devant un tribunal, en dépit de
la détérioration de leur état de santé. Tout ceci dans l’indifférence
de la plupart des organisations de défense des droits humains et
ds secteurs de la societé civile.
En
dehors du cas de l'homme d'affaire Franck Ciné privé de sa liberté
depuis deux ans pour dette ou sur accusation d'implication dans la
faillite presumée de l'ancienne Socabank, on cite avec insistance ces
derniers jours le cas de Ronald dauphin, ce militant politique arrêté
depuis mars 2004, sous le régime interimaire de Gerard latortue
pour son engagement politique ou sous l'accusation d'implication dans
le présumé massacre de la Scierie.
On relève aussi qu'il y a des
enquêtes judiciaires qui avancent de façon vertigineuse, alors que
d'autres enquêtes, notamment sur le scandale des narco dollars de
Port-de-paix, le décès suspect du Commissaire de police Jean
Raymond Philippe ou encore l'assassinat de Monica Pierre,
s'enlisent de façon inexplicable malgré toutes ls promesses.
Port-au-Prince, le 26 mai 2009 – (AHP) – Le
Parquet de Port-au-Prince annonce la mise en mouvement de l'action
publique, pour faux, usage de faux et association de malfaiteurs,
contre le notaire Walto Augustin, ex-député de Cabaret et contre le
nommé Kesnel Faro.
Ce
dernier est accusé de s'être accaparé d'une
quantité de 200 carreaux de terres sur la route de Frères.
L'action
du Parquet s'inscrit dans le cadre de la lutte contre l'insécurité
foncière, a fait savoir le comisaire du gouvernement, Me Joseph Manès
Louis.
Des policiers également acusés de travailler à la solde
de Kesnel Faro doivent être auditionnés dans le cadre de ce dossier,
selon le Parquet de Port-au-Prince.
Cette nouvelle affaire
survient alors que le parquet a fait incarcerer jeudi un avocat et
homme politique bien connu, Me Osner Févry, également pour association
de malfaiteurs, faux, usage de faux et contrefaçon du sceau
de l’Etat
Port-au-Prince, le 26 mai 2009 – (AHP) – Le
député Steven Benoit a sevèrement critiqué mardi l’intervention
du président René Preval dans le dossier du salaire minimum.
Après
avoir été votée le 6 février à
la chambre des députés et le 6 mai au Sénat, la loi sur le salaire minimum porté de 70 à 200 gourdes, a été envoyée à l'executif pour publication dans le journal officiel Le Moniteur.
Mais,
le chef de l'etat n'a ni produit d'objection dans le cadre du délai ds
8 jours francs dont il dispose, ni publié la loi. Il a plutôt adressé
une lettre au député Steven Benoit considéré comme le père du document,
afin de souligner la nécessité pour les secteurs
politique et économique de
débattre des questions y relatives à travers des
analyses approfondies, comme le réclamaient le 13 mai les patrons de
l'Association des Industries d'Haïti qui mettaient en garde contre les
risques de perte d'au moins 50% des
25.000 emplois pourvus par le secteur d'exportation des produits
d'assemblage
Le deputé Benoit se dit choqué de la démarche du chef de l'Etat qu'il assimile à de la démagogie et à des manoeuvres de dilatoire.
"La présidence n’a qu’une alternative. Ou bien elle
publie la loi telle que votée au Parlement ou bien elle fait objection", a dit le parlementaire, ajoutant que le temps du dialogue sur le montant du salaire minimum est depassé, rappelant aussi que les entrepreneurs avaient choisi de bouder les tables de discussion quand, il y a 3 ans, le débat était lancé.
"Le seul dialogue possible à ce stade pourrait se faire
uniquement autour des mesures d’accompagnement, a souligné le deputé.
(1US$= 42 gourdes)
Un
étudiant de la faculté de médecine de l'Université d'Etat blessé par
une balle en caoutchouc: des agents de la MINUSTAH mis en cause
Port-au-Prince, le 26 mai 2009 – (AHP) – Un étudiant de la faculté de Médecine et de Pharmacie (FMP) de l’Universite d'Etat (UEH) a été blessé mardi, par un projectile en caoutchouc,
au coeur d'un mouvement de grève et de protestation lancée depuis plus
de 3 semaines par les étudiants de la faculté qui réclament le départ
des membres du Décanat accusés de mavaise gestion et le rapatriement
des cours enlevés du cursus.
Ce
sont des agents de la MINUSTAH qui sont mis en cause dans le
cas de l'etudiant en 2ème année Emmanuel Elysée. Une patrouille de casques bleus de la mission onusienne
est accusée en effet d'avoir lancé une rafale de balles en caoutchouc contre un
groupe d'étudiants, alors qu'elle passait devant la faculté.
Des
incidents violents accompagnés de lancement de gaz lacrymogèns et de
jets de pierres, avaient dejà éclaté en 2 occasions entre des agents du
CIMO de la police nationale et les etudiants qui ont gagné les
rues pour faire passer leurs revendications
dernier
incident est survenu alors que des responsables du Rectorat de
l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) ont boudé mardi une invitation de la
commission santé du Sénat qui devrait permetre de débattre de la
crise qui secoue la faculté de Médecine et de Pharmacie.
Le
président de la commission, Rudy Hériveau, a qualifié
d'irresponsable l’attitude du recteur Jean Vernet Henry pour le fait
qu'il laisse pourrir une situation dejà compliquée.
Il informe
que la annonce que la commission va maintenant inviter le
ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle,
Joël Derosier Jean Pierre qui sera appelé à se faire accompagner par le
recteur Henry, par un membre du décanat de la FMP et un membre du corps
professoral, en vue de discussions sur une sortie de crise .
Rudy
Hériveau estime justes les revendications des étudiants protestataires
relatives au rapatriement à la faculté des cours enlevés du cursus.
Port-au-Prince, le 26 mai 2009 – (AHP)- Une
délégation de la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme
(CIDH) séjourne actuellement en Haïti dans le but de s’enquérir dela
situation des droits de l’homme dans le pays.
Une rencontre a
eté organisée lundi, à l’Hôtel Montana entre la délégation et des
responsables d’organismes des droits de l’homme. Le secrétaire
général du Comité des Avocats pour le Respect des Libertés
Individuelles (CARLI), Me Renan Hédouville qui a pris part à cette
rencontre, a fait savoir que les discussions étaient très fructueuses.
Selon
Me Hédouville, les débats ont porté notamment sur
la question juvénile en Haïti et la
sécurité citoyenne.
C’était
l’occasion pour nous d’exprimer nos préoccupations en matière de
sécurité dans les domaines de la sécurité publique, de la santé,
des infrastructures et surtout de la situation des enfants et de
la détention préventive prolongée.
La
situation extrêmement difficile dans laquelle évoluent les
haïtiens en République Dominicaine a été
également soulevée.
"Nous
en avons profité pour soumettre à la délégation les documents
relatifs au dossier de tous ceux qui se trouvent en détention
préventive Prolongée notamment ceux de Ronald Dophin, un prisonnier
politique incarcéré depuis en mars 2004, a-t-il expliqué.
Me Renan Hédouville dit espérer
que la délégation va soumettre des recommandations aux autorités
étatiques dans la perspective d’une amélioration en matière de droits
humains jugés très critiques aujourd’hui, a dit Me Hédouville,
soulignant que a délégation a également fait part de ses preoccupations.
La PAPDA met une nouvelle fois les autorités haïtiennes en garde contre la signature de l'Accord de l'APE
Port-au-Prince, le 26 mai 2009 – (AHP) - La
Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif
(PAPDA), a demandé une nouvelle mardi aux autorités haïtiennes de ne
pas céder aux pressions de l’Union Européenne et de la CARICOM pour
signer l’Accord de Partenariat Economique (APE).
Le
gouvernement haïtien a jusqu’à juin prochain pour
décider si Haïti fera partie ou non de l’APE.
Selon
le responsable des programmes à la PAPDA, Ricot Jean Pierre, l’APE
représente une menace pour l’économie haïtienne et pourrait
décapitaliser tous les secteurs productifs.
M. Jean Pierre
appelle à la conjugaison des efforts de tous les secteurs de la vie
nationale pour chercher à entreprendre d’autres actions pouvant aider à
la relance de l’économie nationale.
Haïti est déjà confronté à
des problèmes cruciaux en ce qui concerne la libéralisation commerciale
notamment avec la faiblesse des secteurs industriel et agricole, a fait
remarquer M. Jean Pierre s’interrogeant sur la possibilité pour Haïti
d’entrer dans le marché mondial, si elle n'est même pas capable
d’intégrer effectivement le marché régional de la Caricom.
De
son côté, le coordonnateur général de la PAPDA, Camille Chalmers, a
estimé que la signature de l'accord de l'APE contribuera certainement à
l’aggravation des conditions de vie de la population haïtienne et
pourrait empêcher n’importe quel gouvernement de mettre en œuvre une
stratégie de développement économique et sociale.
L’Accord de
Partenariat Economique devrait mettre en relation 27 pays de l’Union
européenne, 79 del’Afrique/Caraïbe/Pacifique dont un bloc s’oppose à ce
projet.
Nouvelles du 25 mai 2009
Port-au-Prince, le 25 mai 2009 – (AHP) –
Le commissaire du gouvernement de Port--au-Prince, Joseph Manès Louis a
rejeté lundi les accusations selon lesquelles le mandat décerné contre
l’avocat et homme politique Osner H. Févry aurait une connotation
politique ou serait lié à un règlement de compte.
Arrêté le 21
mai dernier puis incarcéré au Pénitencier National depuis vendredi, Me
Osner H. Févry est sous le coup de plusieurs chefs d’accusation dont
association de malfaiteurs, faux et usage de faux, contrefaçon du sceau
de l’Etat pour tenter de contourner le paiement de taxes et menace de
mort.
"Me Osner Févry est en possession de deux jugements, un
jugement de saisie immobilière et un jugement d’adjudication sur
lesquels sont apposés les sceaux du bureau de Kenscoff de la Direction
Générale des Impôts (DGI)", a asséné le chef du parquet de Port-au-Prince qui a même évoqué la peine de travaux forcés.
Manès
Louis a indiqué que suivant un certificat d bureau de la DGI, les
sceaux apposés au bas des documents dont Me Févry est en possession
sont faux de même que les signatures qui les accompagnent.
Il a
fait savoir que le crime de faux ne répond pas aux mêmes conditions de
flagrance que les autres infractions et d’ajouter que le commissaire du
gouvernement est autorisé à décerner un mandat d’amener contre tout
citoyen qui se trouve en possession d’acte faussé.
Un des
avocats de Me Fevry, Reynold Georges, continue de soutenir que son
client a été victime d’une arrestation arbitraire et illégale. « Je
viens d’ailleurs de demander au juge des référés d’annuler ce mandat
décerné contre Osner Févry qui doit recouvrer sa liberté dans le
meilleur délai », a indiqué Reynold Georges.
Dans
de récentes déclarations, Me Févry, avait
reclamé le renvoi du commissaire du gouvernement qu'il accusait
d'incompétence
D'un autre côté, Le
commissaire du gouvernement de Port-au-Prince a indiqué lundi que la
permanence du Parquet ne signifie pas que des magistrats y travaillent
jour et nuit.
Manès Louis réagissait à des critiques, selon
lesquelles, Osner Févry arrêté dans l’après-midi du 21 mai aurait
du être entendu le même jour, en raison de la permanence du Parquet.
Il
n’y a pas de permanence physique au parquet, a dit Manès Louis, faisant
savoir que ce sont des lignes téléphoniques qui sont mises à la
disposition des justiciables port-au-princiens en cas de problèmes
durant la nuit.
C’est une permanence téléphonique qui permet,
a-t-il dit, de donner suite aux enquêtes policières qui pourraient
solliciter l’appui du Parquet.
Santo domingo, le 25 mai 2009 – (AHP)- Le cardinal dominicain, Nicolas de Jesus Lopez Rodriguez, archevêque de Santo Domingo, a estimé lundi
que
le chef du gouvernement haïtien, Michèle Pierre-Louis
devait être plus souple a l’égard de la
République dominicaine.
Lors
de la relance jeudi des travaux de la partie haïtienne de la commission
mixte haïtiano-dominicaine, Le chef du gouvernement haïtien avait fait
savoir que les
récents actes de violence, les assassinats gratuits et les rapatriements intempestifs dont sont
victimes les ressortissants haïtiens en République dominicaine
interpellent notre conscience et questionnent notre humanité.
Ses
propos ont toutefois été détachés par la chancellerie
dominicaine de leur contexte global, puisque Michèle Pierre-Louis avait
également fait part entre autres de la volonté de son
gouvernement d’œuvrer à la
résolution du problème migratoire entre les deux pays et fait état de
mesures pour favoriser le renforcement de la coopération entre les deux
états notamment
dans les domaines du commerce, de l’agriculture, de la migration, des
sports, du tourisme, des droits humains, de la sécurité et de la
santé.
Mais
le cardinal dominicain a estimé que le chef du
gouvernement haïtien devrait plutôt se rappeler que la
république dominicaine plus que personne, aide Haïti,
reçoit des
milliers de ses ressortissants qui y mangent, travaillent et y font un
peu de tout.
Les
dominicains sont, a-t-il dit, ceux qui ont le plus collaboré avec les haïtiens.
"On
doit faire preuve de bonne volonté en Haïti comme en
République dominicaine pour résoudre le problème migratoire, car
il n’est pas question de s’accuser les uns
les autres, a indiqué le cardinal , ajoutant que les autorités de l’ile
doivent s’asseoir en vue de fixer les responsabilités dans le
dossier migratoire.
Au
cours d'émissions lignes ouvertes en Republique dominicaine, des
audieurs ont relevé, furieux, la différence entre
les
déclarations du président René Préval
et de Michèle Pierre-Louis
relatives aux récents actes de violence conre
les haïtiens.
Le
chef de l'Etat avait présenté la décapitation, le 2 mai, de l'haïtien
Carlo Mérilus comme un fait divers qui doit être traité par la justice
dominicaine.
Au
moment de toutes ces protestations contre les propos de Michèle
Pierre-Louis, des dominicains du quartier Marlin(Espéranza, Est ), ont
mis le feu vendredi dans l'immeuble où plusieurs dizaines
d’haïtiens après que l’une des victimes eut été accusée par une
adolescente de 15 ans d’avoir cherché à la violer.
Le violeur présumé avait été auparavant poursuivi
jusque dans l'immeuble par une bande furieuse aux cris “ il faut les tuer tous “.
Aussitôt
après l'attaque, les ressortissants haïtiens ont
déserté
les rues. Et la tensison a augmenté. Ce qui donnait
l’impression d’une imminente confrontation entre
dominicains et haïtiens.
Un
ingénieur dominicain du nom Vargas connu comme le propriétaire des
maisons incendiées, a dementi les acusations poprtées par la jeune
fille et a même faili en venir aux mains avec
un dominicain qui réclamait que tous les haïtiens soient
chassés de l’immeuble.
Selon divers témoigages
d'haïtiens et de dominicains, si les autorités des deux pays,
paticulièrement les auorités haïtiennes, continuent de trainer des
pieds dans le dossier migratoire, les travailleurs haïtiens en
République dominicaine pourraient être victimes à court terme d'un
drame d'une ampleur inimaginable.
Port-au-Prince, le 25 mai 2009 – (AHP) –
Des policiers du Corps des CIMOs de la police nationale d'haïti ont
empêche une nouvelle fois ce lundi une manifstation ds étudiants de la
faculte de Medecine et de pharmacie (FMP) de l'Universite d'Etat en
grève depuis plus de 3 semaines pour réclamer de meilleures conditions
de travail et le renvoi des responsables du décanat qu'ils accusent de
mauvaise gestion.
Les
policiers ont utilisé des gaz lacrymogènes qu'ils ont lancés à
l'intérieur du batiment de la faculté pour empêcher les étudiants de
sortir. Il s'ensuivit des échanges de gaz lacrymogènes et de
jets de pierres entre policiers et étudiants qui affirment
vouloir poursuivre leur mouvement jusqu'au bout, bénéficiant du support
d'étudiants d'autres facultés et d'organisations d'enseignants.
On ne sait pas s'il y a eu ds blessés
Des
patrouilles de la MINUSTAH qui avaient pris position très tôt devant
les locaux de la faculte de Médecine ont été éperçus aux abords
du lieu des incidents.
Le président de la commission culture et tourisme de la chambre des
députés, Guy Gérard Georges s’est montré préoccupé par la situation qui
prévaut actuellement à la FMP
Le
parlementaire a dénoncé l’attitude jugée passive du Rectorat de l’UEH
qui, dit-il, contribue au pourrissement de la situation.
Le
rectorat devrait s’asseoir avec le décanat de la FMP pour
trouver une sortie de crise, a estimé le parlementaire qui se dit
contre toute sorte de violences contre les étudiants auxquels il
demande également d’être pacifiques.
Ce
sont, a-t-il dit, des
étudiants qui ont des revendications justes pour avoir
réclamé de
meilleures conditions d’apprentissage et ils sont dans leurs bons
droits de
les exprimer, a ajouté Guy Gérard Georges qui dit avoir
observé une absence de volonté de résoudre
le problème.
Nouvelles du 21 mai 2009
Port-au-Prince,
le 21 mai 2009 – (AHP)- La partie haïtienne de la commission mixte
haïtiano-dominicaine a organisé ce jeudi au ministère des affaires
étrangères un atelier de travail, dans le but de chercher à rendre
fonctionnelle ladite commission.
La
principale tâche de cette commission mixte est d’effectuer
régulièrement des contrôles en vue de déceler des failles dans
l’application des accords signés entre des deux pays et faire ensuite
des recommandations aux autorités haïtiennes et dominicaines.
Le
premier ministre haïtien Michèle Pierre Louis qui préside la branche
haïtienne a fait part de la volonté de son gouvernement d’œuvrer à la
résolution du problème migratoire entre Haïti et la république
dominicaine.
Les
récents actes de violence, les rapatriements intempestifs dont sont
victimes les ressortissants haïtiens en République dominicaine
interpellent notre conscience et questionne notre humanité, a dit Mme
Pierre Louis.
Des
mesures urgentes et concrètes devront être adoptées, a-t-elle dit, en
vue du renforcement de la coopération entre les deux états notamment
dans les domaines du commerce, de l’agriculture, de la migration, des
sports, du tourisme, des droits humains, de la sécurité et de la santé.
Une
entente doit également être trouvée entre les deux parties de telle
sorte qu’Haïti et la République Dominicaine puissent bénéficier des
mêmes services notamment dans le domaine du transport, a encore
déclare Michèle Pierre-Louis, informant d'une rencontre début juin
entre les presidents René Préval et Léonel Fernández.
Les
deux chanceliers devront également se rencontrer à la mi-juin en vue
de la préparation de la 5è réunion de la commission mixte à la fin du
même mois, a ajouté le premier ministre, qui affirme
reconnaitre qu'il reste beaucoup à faire en vue d’un meilleur
fonctionnement de la diplomatie entre Haïti et la république
dominicaine.
Outre
la première ministre comme presidente, la branche haïtienne de la
commission mixte comprend le ministres des affaires étrangères(vice-president)
ainsi que les autres ministres, des représentants de la société
civile, du secteur privé des affaires et du secteur syndica comme
membres.
Lancement d'un programme National de Développement de l’Elevage pour la réhabilitation de l’Environnement.
Port-au-Prince, le 21 mai 2009 – (AHP) – Le
Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du
développement Rural (MARNDR) a présenté jeudi à la presse son programme
National de Développement de l’Elevage pour la réhabilitation de
l’Environnement.
Etalé sur une période de 25 ans,
ce programme entend orienter vers l’élevage les populations des zones
les plus vulnérables sur le plan environnemental afin qu’ils puissent
assurer leur survie, tout en réhabilitant l’environnement.
Le
secrétaire d’Etat à la production animale, le docteur Michel Chancy a
indiqué que pour les cinq première années d’exécution du projet, un
montant de 100 millions de dollars US est nécessaire. Ce montant
devrait être trouvées grâce aux contributions des principaux bailleurs
et dans l’exécution de projets ayant les mêmes objectifs au niveau des
bassins versants.
Aussi, a-t-il dit, ce programme
est déjà en phase de réalisation à travers les mises en œuvres d’autres
programmes de gestions des bassins versants en cours de réalisation.
De
son coté, l’agronome Frantzie Dubois, coordonnatrice de l'organisation
"Konbit pou Ranfòse Aktion Lakay (Koral), l’une des organisations ayant
participé à l’élaboration de ce programme, a fait savoir que sa
priorité porte sur les humains et les ressources naturelles.
Pour
ces cinq premières années, a-t-elle dit, ce programme sera exécuté au
niveau des bassins versants de Mapou, Fonds Verettes, Jacmel (Sud-est),
Gonaïves (nord), Port-au-Prince, Cabaret (ouest), Cayes
(sud) et dans d'autres regions où les dégâts sont généralement
considérables lors des saisons cycloniques.
Durant
cette période, le programme devra permettre le reboisement de 28.000
carreaux de terre , une augmentation des revenus des habitants des
14.000 exploitations agricoles qui seront concernées et une
augmentation de la production nationale d’élevage.
L’abattage
systématique et sans contrôle des arbres constitue l’une des causes
majeures de la dégradation de l’environnement occasionnant des pertes
énormes de toute sortes, notamment en vies humaines à chaque saison
cyclonique.
C’est à ce problème que le Programme
National de développement de l’Elevage pour la Réhabilitation de
l’Environnement tente d’apporter des solutions.
Port-au-Prince, le 21 mai 2009 – (AHP) – Le
secrétaire d’Etat à l’intégration des personnes handicapées Michel Péan
a inauguré jeudi une banque de matériels adaptés aux personnes à
besoins spéciaux et plaidé en faveur de la création d’un fond de
solidarité avec les handicapés.
Michel
Péan intervenait à l’occasion du 2ème
anniversaire de la création de l’institution qu’il
dirige.
Le
fond de solidarité dont nous parlons aujourd’hui doit être crée
en vue de favoriser l’autonomie et l’intégration des personnes
handicapées, a dit le secretaire d'Etat, ajoutant que sa gestion doit
être assurée en toute transparence par
une commission composée de personnalités de la
société civile et de la communauté internationale..
L’Etat
haïtien ne sera pas le seul à alimenter ce fond, mais les autres
secteurs de la vie nationale peuvent également apporter leur
contribution, a dit Michel Péan pour qui la question du handicap, est
l’affaire de tout le monde.
Il a plaidé en faveur
d’une intensification de la campagne de sensibilisation autour de la
problématique des personnes à besoins spéciaux de manière à ce que la
population en générale et les personnes handicapées en particulier
connaissent leurs droits et leurs devoirs.
Le premier
ministre Michèle Duvivier Pierre Louis qui a participé à cette
cérémonie a félicité le docteur Péan pour l’excellent travail qu' il
accomplit depuis sa nomination il y a deux ans.
Il
l’encourage à continuer sur cette même lancée pour que les
personnes à besoins spéciaux soient toujours traitées avec dignité.
Nouvelles du 20 mai 2009
L'annulation
de la dette externe d'Haïti, une bonne et une mauvaise choses
à la fois, selon le président de l'Association des
économistes haitiens
Inondations:
Visite du président Préval dans le Bas Artibonite : il ne
lâche pas l'ancien ministre Gabriel Bien-Aimé
Port-au-Prince, le 20 mai 2009 – (AHP) – Le
porte-parole de Conseil Electoral Provisoire (CEP), Frantz Bernadin, a
annoncé pour ce jeudi la publication des résultats définitifs des
sénatoriales partielles du 19 avril.
Le Bureau du Contentieux Electoral National (BCEN) a déjà auditionné la
majorité des cas de contestation, de sorte qu'il ne reste plus qu'à delibérer, a fait savoir M. Bernadin, "promettant pour ce 21 mai la liste des candidats habilités à prendre part au second tour.
Après
avoir publié le 27 avril les premiers résultats et fait savoir
qu'aucun candidat n'avait gagné au premier tour, le CEP n'a toujours
pas publié les resultats definitifs, un mois plus tard, en dépit du
très faible taux de participation, 11%, selon le CEP, mais entre 2 et
3%, selon les constatations dans les bureaux de vote.
Frantz Bernadin a indiqué par ailleursque le BCEN de l’Artibonite a decidé d’annuler, à la suite de protestations,
les votes enregistrés dans les centres de vote de Verrette, de Petite
Rivière de l’Artibonite et de Marchand Dessalines, pour cause
d’irrégularités.
Pour ce qui est du second tour fixé
au 21 juin, le CEP tiendra compte, a-t-il dit, des erreurs du passé en
vue de l’organisation de meilleures élections.
La
circulation des véhicules sera autorisée contrairement à la journée
électorale du 19 avril, cependant il sera interdit de circuler aux
abords des centres de votes, a-t-il prévenu.
L'organisation
politique Fanmi Lavalas exclue du processus électoral sous prétexte
qu'un autre groupe avait présenté des candidats parallèlement au comité
exécutif, avait appelé la population à garder ses portes fermées le
19 avril, ce qui avait provoqué un boycott des urnes.
Frantz Bernadin a également annoncé pour ce jeudi le retour à Port-au-Prince
pour la soumision de leur rapport, des membres du CEP faisant partie de
la commission tripartite d’enquête (CEP, PNH et Ministère de
l’intérieur) autour des violences enregistrées dans le Plateau Central
le 19 avril.
Il a rappelé qu’il n’y aura pas
d’élection dans le département du Centre avant la conclusion de
l’enquête accompagnée d’éventuelles sanctions contre des coupables.
L'appareil
judiciaire et le Ministère de la justice sont dans une situation
délicate, en raison du fait que la plupart des personnalités accusées
d'implication dans les violence du Plateau central seraient des
officiels du gouvernement ou des élus.
***Le
porte-parole de la
Fusion des Sociaux Démocrates, Micha Gaillard, a questionné mercredi le
long retard mispar le conseil Electoral Provisoire pour publier les
résultats définitifs des sénatoriales.
Avec un taux de participation aussi
faible, le décompte aurait dû
se faire rapidement et les résultats
publiés en un temps record, a estimé M. Gaillard, affirmant ne pas
comprendre que ce soit pour la plupart les candidats de l’Espoir qui
sont
admis au second tour, en depit de données contraires .
Selon Michard Gaillard, ce retard prouve qu’il y a quelque chose qui cloche et que le CEP est dans ses petits souliers.
Tous
les secteurs impliqués devraient conjuguer leurs efforts en vue d’un
traitement adéquat du dossier électoral et éviter une
nouvelle crise au pays, a-t-il fait savoir , rappelant que beaucoup de senateursmenacent déjà de ne
pas valider les futurs élus.
Le
secrétaire général de l'OEA et une dizaine de
membres du Congrès américain réunis à
Washington sur le dossier de l'avenir d'Haiti
Bill Clinton a pour
mission de mobiliser l’appui de la Communauté
Internationale au relèvement et à la reconstruction
d’Haïti, en tant qu'envoyé spécial de l’ONU pour Haïti
Port-au-Prince, le 20 mai 2009 –(AHP)- La
Porte-parole du secrétaire générale des Nations
Unies Ban ki-Moon, l'haïtienne Michèle Montas a
exprimé mardi sa pleine confiance dans les chances de
réussite de l’ex-président américain, Bill
Clinton qui vient d’être désigné
envoyé spécial de l’ONU pour Haïti.
La
mission de M. Clinton consistera à mobiliser l’appui de la
Communauté Internationale au relèvement et à la
reconstruction d’Haïti. Michèle Montas a fait savoir
que l’ancien président américain travaillera de
manière a ce que l’aide promise à Haïti lors
de la conférence des bailleurs le 14 avril dernier à
Washington devienne une réalité et que le montant
aille vers les communautés pour lesquelles il est destiné.
M.
Clinton va également utiliser, a-t-il dit, son influence
et ses relations pour mobiliser des fonds additionnels de
manière à permettre au pays d’asseoir son
développement.
J’ai récemment
accompagné le président Clinton dans son voyage en
Haïti et j’ai été étonnée de
l’entendre parler d’Haïti et de son engagement
envers le pays et je crois que si quelqu’un peut mobiliser les
donateurs sur le dossier d’Haïti c’est bien Bill
Clinton, a estimé Michèle Montas.
Elle
a rappelé que M. Clinton a déjà servi en 2004
comme envoyé special des Nations Unies pour le relèvement
immédiat des pays touchés par le Tsunami et ses
résultats, étaient tangibles et concrets, selon la
porte-parole du secrétaire général.
Michèle
Montas a rappelé par ailleurs que la situation
socio-économique du pays est alarmante, en raison de la crise
économique internationale, la flambée des prix des
produits pétroliers et des denrées alimentaires et
des quatre ouragans qui l'ont durement frappé en 2008.
Elle
a tenu à souligner que Bill Clinton ne viendra pas superviser le
travail effectué par la Mission des Nations Unies pour
Stabiliser Haïti.
Et la porte-parole de la mission des
Nations-Unies pour stabiliser Haïti (Minustah), Sophie
Boutaud de la Combe d'ajouter que le mandat confié à la
mission onusienne est un mandat de stabilisation.
Le
développement économique et social a été
identifie, a-t-elle dit, comme un élément essentiel
à la consolidation de cette stabilisation dans le dernier
rapport du secrétaire général des Nations Unies
sur le dossier d’Haïti.
Le
représentant spécial du secrétaire
général de l’ONU en Haïti, Hedi Annabi avait
indique au début de cette année que si les
échéances politiques, économiques et sociales
auxquelles Haïti est confrontée ne sont pas
gérées avec succès, on pourrait s’acheminer
vers de nouvelles épreuves aux conséquences difficiles a
prévoir.
4 morts dans un nouveau conflit terrien dans le Bas Artibonite: l'appareil judiciaire sur la selette
Nouvelles du 18 mai 2009
Célebration du
206 ème anniversaire de la création du drapeau : A
l'Arcahaie, le président René Préval prîone
une nouvelle fois l’amélioration
de la situation sécuritaire du pays et le renforcement de la
stabilité politique pour de meilleurs progrès economiques
L’UEH en proie à de sérieuses difficultés
économiques susceptibles de miner les efforts visant
l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur, selon le vice-recteur aux affaires académiques